Fin 19e, aux États-Unis, l'expansion du capitalisme jette sur les routes des milliers d'hommes et de femmes qui se déplacent d'une ville à l'autre, à la recherche de travail ou de bons plans.
Les Hobos voyagent à pieds, en bus, en empruntant les trains de marchandises, seuls ou en petits groupes. Ils forment une large communauté, se croisent sur les campements, dans les soupes populaires, les usines, les champs et les meetings politiques.
Peu à peu, un langage codé se développe, tracé sur les murs, pour aider les camarades qui abordent une ville inconnue : où trouver à manger ? Du boulot ? Où se faire soigner ? Quels sont les endroits à éviter ? Les locaux sont-ils bienveillants ou hostiles ? Et les flics ?
Si aujourd'hui, on ne parle plus de hobos, les personnes dans la galère, en déplacement permanent, n'ont pas disparu.
Quels signes verrait-on inscrits sur les murs de nos villes ?












